| Une
Histoire de gode avec Gauge
Gauge
est ce qu'on peut appeler un joli brin de femme.
En entendant
la sonnette d'entrée, elle sursaute. Il est à
peine neuf heures et elle se demande qui vient la déranger
un samedi matin de si bonne heure. Par le judas, Gauge distingue
un visage presque adolescent et demande à l'intrus
la raison de sa présence :
Elle le fait
s'asseoir au salon et il commence son baratin de vendeur.
Gauge ne prête guère attention à ce
qu'il raconte. Elle le regarde et se demande quel âge
il peut bien avoir. Pas plus de 25 ans visiblement.
- Allez, je vous offre un café, d'accord ?
- Avec plaisir.
- Au fait, vous vous appelez comment ?
- Mes amis m'appellent Fred…
- Va pour Fred… moi c'est Gauge."Gauge abandonne
le jeune homme le temps de préparer la cafetière.
Seule dans la cuisine, elle se demande ce qu'il lui prend.
Tout bêtement l'envie de passer un moment avec un
garçon qui lui est sympathique, se dit-elle.
À son retour, Gauge sert le café. Ce faisant,
elle se penche sur la table et ne peut empêcher d'offrir
une vue sur la naissance de sa poitrine. Fred, qui, sans
arrière-pensée, la regardait le servir, a
bien du mal à détacher ses yeux de cette vision
et sent le rouge lui monter aux joues.
Elle ne s'est aperçue de rien et s'installe dans
le fauteuil, face à lui. Fred tente de détourner
les yeux des genoux de son hôtesse mais a bien du
mal. Gauge se rend compte que son invité n'est pas
très à l'aise mais est loin de se douter de
la cause de son trouble. Désireuse de rompre le silence,
elle lui demande :
Gauge, qui
s'amusait tout à l'heure du trouble du jeune homme,
se sent à son tour envahie par des sentiments étranges.
Elle aussi est émue par sa présence, par,
il faut bien le dire, la beauté de son invité.
Elle sent naître en elle des sensations qu'elle n'a
plus connues depuis longtemps, mélange de joie, de
bien-être et, surtout, d'un insidieux désir.
À son tour, elle rosit et ne sait quelle attitude
adopter. Le resservant, Gauge s'aperçoit qu'il regarde
fixement son décolleté et, loin de l'offusquer,
ce regard, au contraire, l'émeut. Se peut-il qu'un
homme aussi jeune, aussi mignon s'intéresse à elle ?
Elle se rassied, ne sachant trop quoi dire. "Ma pauvre
chérie, tu te fais des illusions". La petite
voix est vite couverte par une autre : "Qu'attends-tu
pour t'offrir un peu de plaisir ?".
Face à
elle, Fred non plus ne sait quelle attitude adopter. Comme
il aimerait se lever, la prendre dans ses bras et l'étreindre
longuement ! Comme il aimerait découvrir son corps,
le caresser, l'embrasser !
Un long silence
s'installe et Fred, pensant sans doute qu'elle estime que
leur entrevue a assez duré, se lève et range
ses livres.
"Ne le
laisse pas partir ! Dis-lui qu'il te plait, que tu as envie
de lui". "Résiste ! Il pourrait être
ton fils !". Toujours cette satanée voix !
- "Je vais
vous laisser. Merci encore pour le café et ce si
agréable moment.
- Tout le plaisir était pour moi ! Je suis très
heureuse d'avoir fait votre connaissance."
Il se dirige
vers la porte, lentement. Gauge nue se lève. L'espace
d'un instant, le temps semble suspendu ; ils sont là,
face à face, n'osant bouger. La respiration de Gauge
s'est sensiblement accélérée, de même
que celle de son invité. Ils se regardent droit dans
les yeux, se sourient, puis, soudain, Fred lui prend la
main.
- "Gauge… je…
- Chut."
Elle se penche
vers lui et pose les lèvres sur les siennes, furtivement,
presque craintive. Lorsqu'ils se séparent, Gauge
craint la réaction de Fred, ne voulant surtout pas
passer pour une femme facile. Pourtant, elle ne fait rien
pour le repousser quand il pose sa valise et l'enlace. À
nouveau, leurs bouches se joignent mais, cette fois, il
force ses lèvres pour un baiser plus profond. Gauge
n'hésite pas, lui offre ce qu'il désire et,
elle le reconnaît, ce dont elle a aussi très
envie. Leur étreinte est fougueuse, presque sauvage.
Les mains de Fred, sur ses hanches et son dos, lui donnent
des frissons, lui font redécouvrir des sensations
presque oubliées. À son tour, elle parcourt
des doigts le torse du jeune homme.
S'enhardissant, Fred empaume un sein, qu'il devine ferme,
et le caresse doucement. Au contact de cette main sur sa
poitrine, Gauge nue devine que plus rien ne les arrêtera.
Elle en a trop envie ! Elle sent son téton grossir
sous la caresse et n'ignore pas qu'il s'en est aperçu.
De l'autre main, Fred, descend caresser une cuisse dont
il apprécie la douceur de la peau. Lentement, il
remonte, entraînant le bas de la jupe, sans que Gauge
ne fasse rien pour l'arrêter. Il atteint bientôt
l'élastique du slip dont il suit la limite jusqu'à
la fesse qu'il masse avec la même tendresse.
Le prenant par
la main, Gauge nue l'entraîne, après avoir verrouiller
la porte d'entrée, vers sa chambre. Alors qu'elle
est sur le point d'ôter sa jupe, il l'arrête. |